31ème Régiment d'Infanterie Le Mans


Le 31ème Régiment d'Artillerie était stationné en 1914 au Mans





Commandé en août 1914 par le Colonel Wallut

Composé de 9 batteries de 75

4e Brigade d'Artillerie  - 8e division d'infanterie




 


1914
: Virton - Course à la mer - Le Quesnoy

1915 : offensive de Champagne - bataille de Champagne

1917 : Moronvillers

1918 :- Offensive de Champagne





Principales citations du régiment et de ses hommes

Le 31e, tant sur les Monts que dans le secteur voisin des Marquises, ne laissa aucun répit à l'ennemi et il prépara et appuya tous les coups de main de notre infanterie.
Une Belle citation à l'ordre de l'armée consacra et récompensa son héroïque conduite :

« Régiment d'artillerie de premier ordre, qui s'est toujours fait remarquer par son sang-froid et son audace sur le champ de bataille. A su, dès les premiers engagements de la campagne, prêter à l'infanterie de sa division l'appui le plus précieux puis faire preuve de la plus louable, endurance dans les luttes prolongées auxquelles il a pris part en 1915 et 1916 en Champagne. S'est spécialement distingué à Verdun, appuyant très heureusement les attaques, en juillet 1916 puis contribuant, grâce à la hardiesse de ses observateurs et à la perfection de ses liaisons, à assurer la conservation du terrain conquis, malgré les violentes réactions de l'ennemi. A enfin pris une large part au succès remporté dans le massif de Moronvilliers, de mai à juillet 1917, réussissant à conserver toujours la liaison intime avec l'infanterie et à remplir, malgré de lourdes pertes, les missions les plus délicates. »

Parmi les nombreuses citations individuelles obtenues à cette époque par les gradés et hommes du 3e groupe, on ne peut passer sous silence celle, si éloquente, que mérita le maréchal des logis Crosti (Bernard), de la 9e batterie :

Ordre de la IVe armée N° 917, du 23 juin 1917

"Déjà cité deux fois à l'ordre du régiment. Sous-officier déconcertant par sa crânerie; d'autant plus enthousiaste à remplir une mission qu'elle est plus périlleuse. Blessé au combat du 21 mai 1917, a continué à étonner ses camarades et ses hommes par son courage jusqu'au moment où il a dû être évacué". Signé : Gouraud.

 

1918 - Poussée vers l'Allemagne

le lieutenant Neudorffer qui, à la 1re batterie, dans une situation particulièrement difficile, atteint lui-même par les gaz, résista vingt jours à un terrible bombardement d'ypérite. La y mérita d'être citée à l'ordre de l'armée avec la citation suivante :

« Soumise pendant vingt jours à des tirs répétés d'obus vésicants, a rempli, sans faiblir un seul instant et sans évacuer un seul homme, les missions les plus utiles avec un entrain, une endurance, une souplesse qui peuvent servir d'exemple. Sous le commandement énergique et prévoyant de son jeune chef, le lieutenant Neudorffer, qui n'a pas quitté un seul instant son pote de combat, bien que sérieusement éprouvé, le personnel de la batterie atteint presque en entier, mais très légèrement parce qu'isolé, soigné et reposé à temps par équipes, a fourni un effort qui a fait l'admiration générale et demeure capable d'un effort prolongé, après vingt jours de combat. » La 1re pièce de la 8e batterie et la 4e pièce de la 7e batterie furent citées à l'ordre de la division.

Le lieutenant Mordret  blessé à la gorge et intoxiqué, lutte jusqu'à ce que sa position soit tournée et, après avoir fait sauter ses pièces, réussit à rejoindre, avec ses hommes, la 3e batterie, où ils continueront à se battre. Cette héroïque conduite lui valut d'être cité en ces termes à l'ordre de l'armée :

« Officier possédant les plus belles qualités militaires et donnant en toutes circonstances le plus bel exemple de courage et de sang-froid. Commandant le 15 juillet, lors d'une attaque allemande, une section avancée, bien que blessé dès le début et fortement intoxiqué par les gaz, a rempli pleinement sa mission sous un bombardement extrêmement violent d'obus toxiques et explosifs, restant constamment exposé au tir de l'ennemi pour pouvoir suivre les progrès de l'attaque. A tiré jusqu'au dernier moment et, après avoir fait sauter ses canons, est venu se mettre à la disposition de sa batterie avec son personnel, pour organiser la défense rapprochée. A refusé de se faire évacuer. Déjà trois fois cité. »

Le docteur Xavier Mordret dirigeait activement un poste de secours, dans lequel il soigna et évacua des centaines de blessés de toutes armes et mérita d'être cité à l'ordre du corps d'armée en ces termes :

« Médecin aide-major d'une haute valeur morale et professionnelle, tout énergie et tout dévouement. Détaché provisoirement au 2e groupe du 31e R. A. C., a été amené par les circonstances à diriger le service médical d'un P. S. de brancardiers avancé lors de l'offensive du 15 juillet 1918. A contribué par son courageux sang-froid, son esprit de devoir et sa compétence, à assurer, malgré la violence du bombardement, l'évacuation de nombreux blessés qui, sans lui, seraient tombés aux mains de l'ennemi. »

Le lieutenant Fumey, qui dirigea les tirs de la batterie et qui resta le dernier sur la position, mérita pour cette rude bataille et pour sa part active aux combats des jours suivants d'être cité à l'ordre de l'armée en ces termes :

«Officier de la plus belle valeur, qui a rendu d'inappréciables services au cours des dernières attaques ennemies. Le 15 juillet 1918, alors que l'infanterie ennemie s'était approchée à moins de 400 mètres de la position, a assuré sa mission jusqu'au dernier moment sous les obus et les balles ; a sauvé ses pièces, réussissant à occuper dans le minimum de temps la .position de repli qui lui était assignée. Les 16 et 17 juillet, aussi bien sur des positions violemment bombardées qu'au cours de changements de position particulièrement difficiles, a obtenu de sa batterie un magnifique rendement, inspirant à tous la plus absolue confiance par la précision de ses ordres et ,par son imperturbable sang-froid sous le feu.

« Signé : BERTHELOT. »

 

Régiment cité à l'ordre de l'armée avec le motif suivant :

«Régiment de premier ordre, qui s'est à maintes reprises, depuis le début de la campagne, fait remarquer par son entrain, l'énergie de son personnel et le dévouement avec lequel il a toujours cherché à appuyer par tous ses moyens l'action de l'infanterie. Vient encore, sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Cuvillier, secondé par un corps remarquable d'officiers, de donner, les 15, 16, 17 et 18 juillet 1918 la mesure de sa valeur. Dans les circonstances les plus critiques, en partant d'un déploie ment imposé par le terrain et la forme du secteur et qui rendait tout repli difficile, a rempli sa mission sans arrière-pensée, et ne s'est retiré que par ordre, alors que les premiers éléments ennemis arrivaient à proximité des batteries. »

Après la Victoire.

Le 31e n'eut pas le privilège de pénétrer en pays ennemi. Il ne connut pas l'enthousiasme des rentrées triomphales dans les villes conquises, mais il eut la récompense d'assister à la joie reconnaissante des vaillantes populations des Ardennes qu'il venait de libérer et auxquelles il apporta pendant plusieurs mois l'aide fraternelle qui leur permit de se reconstituer;
La citation suivante, à l'ordre de l'armée, fut de nouveau pour tous, officiers et hommes, un précieux témoignage de la reconnaissance du pays :

« Régiment remarquable par sa discipline et sa cohésion, lui permettant une continuité d'efforts qui ne s'est jamais démentie. A ainsi participé, sous la ferme impulsion du lieutenant-colonel Cuvillier et sans faiblir un ,seul instant, à la progression, durant la période du 26 septembre au 11 novembre 1918. A franchi, le 5 octobre au soir, et dans la nuit du 5 au 6, la crête des Monts, chaque groupe collant à l'infanterie qu'il appuyait, en se portant droit devant lui, à travers les formidables défenses des positions ennemies. A permis, par ses marches hardies et ses actions rapides, les passages successifs de la Suippe et de la Retourne. Est arrivé sur l'Aisne en même temps que les éléments avancés de l'infanterie, avec lesquels ses observateurs luttaient de vitesse. A permis la prise rapide des villages de la rive sud de la rivière. A continué la poursuite jusqu'à la Meuse et la Sormonne, toujours prêt à donner à l'infanterie l'appui le plus immédiat et le plus efficace. »

 

 

Sarthe guerre 14-18

 

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